Monsieur le Préfet,
depuis la promulgation de la Loi 2008-790 le 20 août 2008, entrée en vigueur le premier septembre dernier, le droit d’accueil à l’école en cas de grève de nos enfants a été reconnu sur l’ensemble du territoire français.
Cette nouvelle disposition a été particulièrement bien accueillie par les nombreuses familles modestes dont les deux parents travaillent et ayant de jeunes enfants scolarisés. Prendre une journée sans solde pour assurer la garde des enfants ces jours de grève des enseignants pouvait pour certaines être une pénalité lourde de conséquences tant en matière de revenu que de sécurité d’emploi.
Ce 2 octobre, le maire de Saint Denis, M. Didier Paillard, vient de faire placarder sur les panneaux d’information à l’extérieur des écoles de notre ville le texte dont vous trouverez copie en annexe. Il y informe les parents d’élèves que « la municipalité défend l’école publique et le droit de grève » … en n’appliquant « pas le service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires mardi 7 octobre 2008 ».
D’où notre question : la ville de Saint-Denis fait-elle encore partie de la Nation, les Lois de la République s’y imposent-t-elles ?
De plus, les enseignants ont fait remettre par les enfants le soir du 2 octobre -dans le cahier de correspondance à faire viser par les parents- un mot prévenant ces derniers que l’école serait fermée ce jour de grève et que les enfants ne pourraient pas y être accueillis. Ils ont ajouté au panneau d’affichage des écoles un second document censé expliquer aux parents les raisons justifiant leur mouvement de grève ( document également en annexe)
Les élus UMP de la ville de Saint-Denis protestent donc contre l’attitude irrespectueuse de la municipalité tant vis à vis de la Loi qu’envers les parents. Nous dénonçons le caractère anti-démocratique de la décisions de la municipalité dionysienne en rappelant que lors des mouvements passés les enfants étaient dans la plupart des cas accueillis, même si aucun enseignement ne leur était prodigué ces jours là.
Nous attirons également l’attention des Pouvoirs Publics sur le fait que la position arbitraire de la municipalité n’a été ni débattue, et encore moins approuvée, en Conseil Municipal.
Quelle positions et quelles actions en réponse à cet état de fait comptez vous prendre ?
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre respectueuse considération, et vous remercions par avance de votre action,
Les élus UMP de Saint Denis
Xavier Ducos-Fonfrède, Evelyne Nicol, Didier Labaune
lundi 6 octobre 2008
Lettre de protestation adressée à Mr le Préfet
Publié par
Stanislas FRANCINA
à l'adresse
07:09